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« Au
cours de la dernière année scolaire 2008-2009, vous avez
menés une action importante au profit d’enfants
malgaches parmi lesquels je séjourne depuis 2 ans. Très
souvent, ils sont très pauvres et subissent la faim et
la maladie quand ce n’est pas l’abandon total. Leurs
conditions sont très dures. Hier encore j’ai découvert
un nouvel endroit où un groupe s’était installé pour
casser des cailloux pour faire au marteau du gravillon.
Ce groupe était composé de 6 enfants et 1 adulte. Les
services sociaux (existent-ils seulement ?) ont encore
du pain sur la planche.
Vous avez été généreux, très généreux puisque
j’ai
reçu venant de différentes provenance, le somme arrondie
de 850 euros, ce qui représente 30 mois de salaire
minimum à Madagascar,
que reçoivent
les instituteurs en début de carrière ou d’ouvriers
employés régulièrement. Avec cela, je peux aider les
gens de mon quartier : habit, nourriture, fournitures
scolaires, contributions scolaires, cantine,
médicaments, soins en hôpital, réparation d’une maison
etc. … Ici, il n’existe pas de Sécu, pas d’Assurance
chômage, pas d’allocations Familiales, pas de chèque de
rentrée scolaire …Souvent les familles comprennent de 4
à 7 enfants. Il y a donc de nombreux besoins.
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Merci
encore ! |
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Le reportage photo est au bas
de cette page |
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L'école-collège d'Antsobolo à Tananarive se
situe près de l'Institut Supérieur
Polytechnique de Madagascar |
Un
autre
problème ici est celui des enfants non déclarés.
L’année dernière, Sœur Noeline (Malgache) avec
laquelle je travaille, a recherché et préparé les
dossiers de déclaration des enfants du quartier dans
cette situation. Après de nombreuses démarches, en
fin de parcours, elle a du se présenter devant le
juge des enfants concernés (entre 3 et 11 ans). Ils
étaient 25 enfants !! Le juge l’a félicitée. Et mon
quartier n’est pas très grand. Il y en a des
dizaines à Antananarivo (Tananarive ou Tana) qui
compte 200 Fokontana (genre de communes).
Cette
année, dans l’école, je suis responsable de la
bibliothèque. Je vais essayer de permettre à
tous les enfants de l’école (550) d’accéder à cette
bibliothèque mais les livres manquent cruellement ?
Y-a-t-il un livre par élève ? Je n’en suis pas sûr.
Voilà, je vous ai un peu soulevé le
voile de mon existence à Tana où j’enseigne un peu
le français à l’Ecole – Collège. Continuez à être
généreux même si ce n’est pas en direction de
Madagascar. Un grand merci pour votre aide ? Restez
éveillés aux besoins des plus pauvres.
Toute mon amitié et ma reconnaissance
à Marie-François et à mes amis catéchistes. Je fais
de gros bisous aux
enfants. Je remercie chaleureusement les parents qui
bien sûr sont complices des bienfaits de leurs
petits. »
Henri BELLANGER |
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